Notre thème du mois de novembre avec #HistoiresExpatriées est l’amour ❤️ Je vais ainsi aborder l’art du dating au Canada dans cet article, chose qui se fait aussi dans d’autres pays anglo-saxons. Notre marraine ce mois-ci est Barbara du blog Hilorico et elle vit au Costa Rica, la chanceuse.

Je suis en retard pour des raisons techniques : mon blog a été temporairement inaccessible. Mais tout va mieux 🙂

Alors les amours ?

Voyager régulièrement et changer souvent de pays ça signifie du célibat, des histoires courtes, ou avec date de péremption. J’ai eu des périodes où j’étais super heureuse de mon célibat constant. Pas de soucis, pas de prise de décision à 2. Puis j’ai eu des moments où j’aurais bien aimé partager mes découvertes avec quelqu’un.

Mais je dois admettre que je ne serai pas partie aussi souvent et aussi longtemps si j’avais été dans une relation de longue durée dès 2008.

Les amours écourtées

J’ai du mal avec le conflit et j’ai été très timide par le passé donc mes changements de pays et régions réguliers m’ont énormément aidée à terminer des relations. J’ai ainsi eu beaucoup de coupures géographiques imposées. Comprenez : surtout ne rien dire, fuir les conversations difficiles mais nécessaires, redevenir célibataire et tout ira bien. Voilà voilà. Avec ça je ne risquais pas d’aller bien loin. Mais le célibat me permettait de me protéger de mes émotions et de reprendre le contrôle de ma petite vie. Et au final ça me convenait. Je ne fais pas parti de ces gens qui recherchent constamment à être en couple.

Fort heureusement j’ai pris en maturité et j’arrive maintenant à communiquer et dire ce que me convient ou pas dans une relation. Je suis encore en progrès, mais j’ai atteint un niveau de communication avec une diplomatie qui m’étonne parfois encore.

Les amours et les différences culturelles

Je dois avouer que la langue joue déjà un grand rôle (sans jeu de mots svp) dans les différences culturelles. Il y a des nuances en moins, un discours plus direct, parfois des incompréhensions. Une fois que l’on a compris cela, on sait que ça fait partie du jeu.

Et petit apparté ; perso j’ai souvent du mal avec les habitudes alimentaires trop éloignées des miennes. C’est là que je me rends compte que je suis une bonne française. J’ai besoin de 3 repas par jours presqu’avec entrée, plat et dessert.

Ensuite le degré de tactilité varie selon les cultures et je trouve cela assez drôle. Les latins restent les plus démonstratifs et les anglo-saxons les plus froids. Entre tout cela se trouve une palette aux mille nuances.

Le concept du dating au Canada

Au Canada on date, comme dans un certain nombre de pays anglo-saxons. Je trouve cela compliqué et j’avoue avoir une préférence pour les relations à l’européenne. En fait quand on date on se fréquente romantiquement parlant ou non (je trouve cette subtilité difficile).

Cette fréquentation peut signifier plusieurs choses : j’ai envie de te connaître un peu plus, je veux juste un coup d’un soir par-ci par-là, je suis attirée par toi et je veux flirter un peu. Bref cochez la case que vous voulez.

Et donc on va au ciné, on fait du vélo, on part en rando (oui oui !) ou on sort avec ses amis et on amène son date.

Quand on date on a le droit d’aller voir ailleurs car il n’y a pas d’exclusivité. Ensuite si on décide que c’est sérieux on a the talk, c’est à dire la conversation durant laquelle on décide de se mettre en couple. Là on devient exclusif. Et on parle alors de couple (copole in English svp) et de boyfriend/girlfriend.

Perso je dis toujours que je ne fais que dans l’exclusivité dès que je rencontre quelqu’un. Comme ça c’est clair. La période de flottement du dating j’ai essayé et merci, mais non merci. Parfois fois je trouve que ça fait un peu test de produits en supermarché : on date plusieurs personnes et on voit avec qui on aimerait se mettre en couple. Je ne suis pas très fan.

Ensuite il y a un truc typiquement canadien qui fait que les couples locaux n’emménagent pas rapidement ensemble ; c’est le statut de conjoint de fait, ou common law en anglais. Dès que cela fait 1 an que l’on vit sous même toit comme un couple marié on acquiert automatiquement ce statut qui est reconnu par la loi. Donc s’il y a séparation, certain.e.s peuvent demander une pension … Ou la moitié de la valeur qu’une propriété a prise le temps que l’on a vécu dedans avec son/sa partenaire, s’il/elle est propriétaire … Et que rien de spécifique n’a été signé en amont.

Je ne sais pas si c’est le cas dans toutes les provinces canadiennes ou juste en Colombie Britannique. Mais ici cette histoire de statut de conjoint de fait refroidit pas mal de monde … Sauf les européens et sud américains qui s’en foutent royalement 🙂

Le dating au Canada : grosse différence culturelle

Retrouvez tous mes billets à propos de l’expatriation.

Cet article a 2 commentaires

  1. J’aurais aussi eu du mal avec cette habitude du dating non exclusif. Je n’aimerais pas être attirée par quelqu’un et savoir que, potentiellement, j’ai des concurrentes en lice. Combien de temps se passe en moyenne entre le date et le talk?

    1. Perrine

      Aucune idée. j’ai remarqué que certains datent pendant super longtemps genre 1 an et ne sont pas en couple, alors que d’autres se mettent en couple au bout de quelques semaines ou mois.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.