Coucou les expatriés et les non expatriés ! Ce mois-ci c’est moi qui ait proposé le thème pour #HistoiresExpatriées. On parle de cuisine pour commencer l’année 🙂 Comme si le sujet n’avait pas été assez éloquent durant les fêtes de Noël !

Alors la cuisine au Canada ?

Eh bien quand on pense Canada : on pense sirop d’érable. Mais il n’y a pas que ça ! On trouve aussi des burgers, des frites, des frites de patates douces, des « onion rings » (oignons fris), des …. Bref de la junk food ! Le continent nord américain est bien connu pour cela. Alors comment ça se passe au quotidien ? Eh bien tout dépend d’où on vit au Canada. En effet, le pays étant immense certaines habitudes alimentaires varient. La junk food, elle, reste …

Les influences culinaires à Vancouver : l’Asie et les végétariens gagnent haut la main

A Vancouver nous avons une influence asiatique importante. Il y a un grand nombre des restaurants chinois avec des plats variés selon les régions d’origine. Je commence à comprendre et connaître ce que j’aime. D’ailleurs j’en parlerai prochainement. J’ai aussi découvert de la nourriture japonaise autre que des sushis (qui sont quand même très présents et géants) : les ramens, les barbecues et les noodles. Il y a du choix. D’autres pays s’ajoutent à la collection asiatique : les restos coréens, chinois, quelques thaïs et vietnamiens aussi. J’ai testé pas mal de chose et j’avoue les barbecues asiatiques m’ont fait de l’effet : on va au resto et on s’assoit autour d’une table en mode « pierrade ». Puis on se fait servir de la viande très bien assaisonnée que nous grillons au centre de la table. C’est succulent !

Vancouver c’est aussi beaucoup de pubs avec de bons burgers. Pas ceux de MacDo, non, ceux-là sont de petits sournois avec de la viande bien cuite, des légumes et des sauces meilleures que du simple ketchup. Ces burgers sont un grand danger : ils sont trop bons ! Et ont un peu moins la tête du fast food typique… Mais ils restent … des burgers !

Ensuite Vancouver, et peut-être le reste de l’ouest américain, c’est la ville des régimes. Ici chacun son allergie ou son « sans-machin » : sans gluten, sans lactose, végétarien, pescatarien (pas sûre de l’orthographe pour le coup), végétalien, sans-je-ne-sais-quoi. Bref tout le monde a son petit truc santé/spiritualité. Et chaque resto propose des options pour satisfaire tout le monde (sinon ils peuvent mettre la clé sous la porte, merci, au revoir). Parmi ces moults particularités le végétarisme remporte la palme. il y a un choix extraordinaire de restaurants de bonne qualité. Absolument tous les cafés proposent des laits végétaux. Et on trouve partout des options sans produits animaux. Les supermarchés proposent aussi pas mal de viandes et fromages végétaux (jamais testé pour le coup). Mais, tout de même, je serais tentée de dire qu’en ville, en Amérique du nord, il y a souvent une option végétarienne / sans-gluten dans les restos car ce sont les spécificités les plus répandues. Le végétarisme m’intéresse pour les idées de recettes différentes que ce mouvement peut apporter, mais j’ai du mal avec la radicalisation alimentaire. Je mange peu de viande car je ne pense pas qu’on en ait besoin autant qu’on nous le promet, et ça me permet de faire des économies. Mais je ne vois pas l’éliminer complètement de mon alimentation. En tous cas si vous êtes végés venez à Vancouver, vous trouverez votre bonheur 🙂

Et j’en profite pour vous mettre ici de nouveau la page de mes bonnes adresses à canadiennes 😉

Le brunch : mon pêché mignon

Le brunch, chose typiquement nord-américaine, est ma dépense alimentaire préférée quand je sors. Adieu cocktails en soirée ou bars à vin, je me suis mise au brunch. J’aime ces gros petits-déjeuners bien complets avec des œufs, parfois du bacon ou du saumon et des petit légumes ou des pancakes agrémentés de fruits et de sirop d’érable. J’aime choisir entre le sucré, le salé ou mélanger les deux. Je teste des adresses et essaie d’en faire un maximum dans la limite de mon budget. Attention car à Vancouver il faut se lever tôt : après 9h le weekend les restaurants à Brunch sont bondés. On fait souvent la queue une demi-heure si on vient tard.

Et la cuisine à la maison ?

Eh bien je fait assez simple avec pas mal de légumes et de fruits et j’ai tendance à cuisiner moins de pâtes et de riz qu’avant (les années étudiantes, quoi). Mais en 2018 j’ai pris de mauvaises habitudes que je commence à supprimer en 2019 : j’ai bien trop mangé « à emporter » et craqué sur les gâteaux. C’est la facilité au quotidien mais c’est une menace absolue pour mon porte-monnaie et mon corps. J’ai pris quelques kilos dont je veux me débarrasser en me remettant à cuisiner tous les jours (et au sport). Ici tout ce qui est transformé contient trois fois plus de gras, de sucre, de sel et d’additifs. Alors ça se reflète vite sur notre masse corporelle…. Disons que j’ai appris ma leçon 🙂

Au final quelles sont les différences avec l’Europe en termes de nourriture ? Au Canada quand je fais mes courses je trouve beaucoup plus de fruits des bois à prix abordable par rapport à la France. Je trouve aussi des courges en tous genres en automne, de la coriandre fraîche de partout toute l’année (mais je crois que je n’en achetais pas en France), et des patates douces en veux-tu en voilà. J’ai incorporé tout ce petit monde dans ma cuisine ce qui ne m’a pas fait de mal. Je trouve en revanche qu’il y a moins de choix en termes de fruits et légumes frais. On retrouve souvent les mêmes aliments et c’est moins abordable qu’en France. Ma solution c’est d’aller dans les petites échoppes des chinois pour payer moins cher qu’au supermarché traditionnel. D’ailleurs, en revenant dans nos supermarchés, les rayons de nourriture asiatique sont bien présents tout comme le coin des « cans »  aka la nourriture en boîte de conserve. Vous savez les fameux haricots appelés « beans » que l’on voit dans les séries/films américains quand un gars vit dans sa cabane au fond des bois : eh bien ce sont eux et oui il y en a qui les étalent sur leurs toasts. Beurk beurk !

Pour finir j’ai testé quelques trucs marrants : le tartare de wapiti dans un resto français qui s’est adapté au Canada, le phoque dans un resto amérindien, la gelée de cèdre (toujours dans le resto amérindien) et le burger de bison à Yellowstone aux Etats-Unis. Franchement c’était pas mauvais ! Mais ce sont tout de même des plats assez rares.

Sur ce je vous souhaite une belle année 2019, et pardon pour le blog tout bizarre, mais il est en reconstruction. Il sera tout beau très vite avec con nouveau nom !

Retrouvez les blogs du rendez-vous #HistoiresExpatriées de ce mois-ci:

A relire à propos du rendez-vous #HistoiresExpatriees:
– Le systeme de santé au Canada
– L’amitie au Canada avec Thanksgiving en bonus
– Les voyages et le rapport au corps
– Travailler en auberge de jeunesse au Canada
– Le Canada & le bilinguisme
– Mon coin de France a Vancouver
– Ce que j’aurais aime savoir avant de partir

Cet article a 13 commentaires

  1. C’est aussi en Italie que j’ai fait de la place à la courge dans ma cuisine ! Je t’avoue que la nourriture industrielle des pays comme le Canada me fait vraiment peur. Enfin, l’idée que pour beaucoup de gens, cela représente une solution est tellement dangereuse pour la santé publique… après, ton article donne quand même globalement l’impression qu’on mange bien et qu’on trouve un peu de variété ! Les raviolis chinois de la première photo m’intriguent beaucoup !

    1. Le souci ici c’est le choix : trop de choix de fast food et de nourriture hyper modifiée mais pas assez de choix au niveau du frais (légumes, fruits, herbes).
      C’est vrai qu’on mange pas trop mal dans l’ouest canadien car on a su accueillir et s’appropier les recettes des immigrants du monde entier. Puis nos fruits et légumes viennent de la vallée de l’Okanagan (micro-climat super ensoleillé dans la région), des états du Washington, de l’Oregon et de la Californie. L’agriculture bio se développe bien, ainsi que le végétarisme. Et ce combo apporte pas mal au final même si certains râlent contre les végés.
      Pour être honnête je n’ai pas tout exploré et je sais que ma tante au Quebec fait souvent des plats mijotés super bons avec du lard ou du poulet et des légumes. Je connais moins mais ça m’intéresserait d’explorer quelques recettes.
      « Les raviolis » : j’ai souri quand je t’ai lue car tu me rappelles moi quand j’ai débarqué sans connaitre aucun nom de plat asiatiaque. Ce sont des gyozas et ils sont fourrés aux légumes (ou à la viande). Je les ai gouté dans un resto japonais.

  2. Tu ne peux pas savoir à quel point ton article me donne envie d’aller dans un resto asiatique…. Il faut que j’ajoute ça à ma liste !
    Je vois qu’on ne mange pas trop mal au Canada, même si la junk food reste présente. Malheureusement, elle est présente un peu partout, et on a du mal à s’en défaire…

    1. Je confirme c’est dur, mais c’est mon defi 2019 d’essayer de me defaire de cette junk food 🙂

  3. Ouiiii pour les courges et les brunchs !
    À Toronto aussi, je trouve qu’il y a moins de choix qu’en France au niveau des produits frais. On trouve toujours les mêmes variétés de tomates, de patates, de salades, etc., sûrement parce que ce sont les variétés les moins chères et les plus faciles à cultiver. Pour les produits transformés, si on veut acheter de la qualité, il faut y mettre le prix, c’est vraiment dommage… (rien que pour certains pains, la liste interminable d’ingrédients fait un peu peur).

    1. Je suis d’accord pour la variété des fruits et légumes: c’est décevant. Les épices asiatiques et les variations de recettes apportent un petit plus mais faut prendre le temps d’être créatif.

  4. Je suis d’accord avec tout ce que tu dis ! Et j’ai oublié de mettre dans mon article que ma première année, je vivais en résidence étudiante sans cuisine et j’ai pris 12 kilos avec la nourriture de la cafétéria et les restos…

    1. Ouais tout ce qui est sur place ou à emporter c’est méchant….! A l’université j’imagine qu’on est un peu en vase clos, non ? Surtout dans une petite ville? Je cuisine tous mes repas maintenant et ca me fait du bien. J’évite le « j’ai la flemme je vais prendre à emporter au supermarché ou un truc au bout de la rue ». Dans mon cas je le sais c’est de la fainéantise. Et je ne veux plus que ce soit une option pour moi (résolution 2019 tenue pour le moment, rdv dans 6 mois ahahah).

  5. Bonjour,
    J’adore la gastronomie et voir ces plats m’a mis l’eau à la bouche. Merci pour ce bel article. J’essaierai de me rendre dans ces endroits lors de mon prochain séjour au Canada.
    Au revoir

  6. En Angleterre on trouve également beaucoup de courges et les restau proposent également beaucoup de produits pour les végé.
    Oh j’adorerais tester un burger de bison ! xD
    J’ai hâte de venir découvrir ton pays ! (c’est prévu d’ici quelques années^^)

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