Vancouver m’a déçue au premier regard, puis conquise au premier printemps. Il m’a fallu quelques mois pour la comprendre.

Arriver en PVT à Vancouver n’est pas forcément facile selon la saison, les informations que l’on a à notre disposition et notre environnement immédiat. On peut débarquer sur Granville street un jour de pluie et tomber directement sur le spectacle des SDF qui se droguent … Ou admirer un premier coucher de soleil à Sunset Beach en logeant dans le West End !

 Si, en plus, on a déjà un PVT à notre actif avec de beaux souvenirs en tête, la barre peut alors être très haute pour Vancouver.

Voici donc mon petit guide de survie pour les pvtistes à Vancouver :

🍁 Arriver au printemps 

Le printemps reste le meilleur moment de l’année pour débarquer à  Vancouver. Sauf si l’on veut faire une saison de ski non loin de là, off course. Parce qu’entre novembre et mars la pluie constante, le ciel gris et bas peuvent être méchamment démotivants. Il ne neige pas en ville donc ici on n’expérimente pas l’exotisme du froid canadien et la beauté d’un hiver enneigé. 

En revanche le printemps et l’été sont superbes. L’accessibilité des plages et la vue quotidienne sur les montagnes peuvent rendre dangereusement heureux. Tout comme le climat sec et ensoleillé de mai à septembre. Et ça c’est un truc bien canadien : l’été il fait (presque) toujours beau, avec un ciel bleu pétant. Il est rare d’avoir un été pourri. Un peu comme si c’était pour se rattraper des longs hivers pluvieux ou neigeux. Autre avantage du printemps : il y a plus d’embauches et de nombreux logements se libèrent au printemps.

🍁 Minimiser son temps en auberge de jeunesse

J’ai vécu et bossé en auberge de jeunesse. Je trouve que les auberges de Vancouver n’ont pas une vibe spéciale. Les rencontres sont chouettes mais il manque un petit quelque chose. Et elles sont chères. Il faut les utiliser de manière rapide et efficace : rechercher son logement sur le site Craigslist, demander des conseils découvertes/logement/boulot à la réception (ou aux compagnons de chambrée), et rencontrer du monde. Mais ce auberges ne proposent rien de wahou. Et il y a souvent des gens un peu pauvres sans réel but dans la vie qui essaient de s’immiscer dans ces auberges. C’est dommage mais bien réel et ça plombe un peu l’ambiance.

🍁 Essayer de se trouver un job à 15$ de l’heure

Prendre un job à 15$ de l’heure si on peut. En fait le salaire minimum en Colombie Britannique est de 13,85$/h (en 2019) mais on considère que l’on passe le seuil de pauvreté à 15$/h tellement Vancouver est chère. Et c’est vrai qu’en dessous c’est vraiment maigre niveau finances.

🍁 Se mettre à fond dans sa recherche de logement 

On peut trouver de tout à Vancouver et les prix peuvent être fous. Ce n’est pas une question de qualité ou de quartier mais de quantité : le marché est hyper-concurrentiel. On peut visiter 2 logements au même prix dans la même journée avec des avantages et inconvénients totalement différents. D’un immeuble à un autre la qualité de la construction varie énormément. J’ai d’ailleurs écrit tout un article à propos du logement : c’est par ici.

🍁 Se sociabiliser et se faire aider pour trouver du travail

… par, entre autres, la communauté francophone ! Oui on est là pour l’anglais, oui on est venus pour découvrir une nouvelle culture. Mais il faut comprendre un minimum les codes, et en l’occurrence, les références sont importantes. C’est toujours bien d’avoir un coup de pouce dans un environnement ou tout le monde essaie de changer de job régulièrement pour un meilleur salaire, et où les 3 petites lettres locales UBC (University of British Columbia) sont un redoutable atout sur un CV. Un peu de bénévolat, une mission de quelques heures, un événement francophone, ou encore une rencontre peuvent aider à savoir qui embauche et à quel salaire. On peut aussi se faire aider pour candidater. Le marché du travail ne se restreint pas qu’aux sites web d’annonces. C’est aussi, et beaucoup, les rencontres et la construction d’un réseau. C’est comme cela que la communauté francophone, et surtout la sociabilisation deviennent une aide précieuse.

🍁 Admettre que l’on économisera pas (ou peu) les premiers mois

Ne pas se mentir et admettre que, quelle que soit notre temps de séjour à Vancouver on n’économisera pas la première année ou en tous cas les premiers 6 mois. Si l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont réputées être avantageuses dans ce le sens où les jeunes voyagent grâce aux économies de leurs jobs saisonniers, ce n’est pas le cas partout au Canada … Et certainement pas à Vancouver. La vie est chère ici et les salaires ne sont pas toujours à la hauteur. Cependant il y a un tas de choses à découvrir en ville et autour jusqu’en Oregon ou en Alberta. Donc venir avec des économies spéciales V de PVT (permis vacances-travail) c’est toujours un bon plan. Et si on arrive à économiser, ce sera un joli petit bonus en plus.

🍁 Eviter Downtown Vancouver

Ce n’est pas un lieu très convivial, ni toujours très représentatif de Vancouver à mon avis. Explorer les quartiers au-delà des ponts permet de réellement connaître Vancouver et ses différentes facettes. La vie de quartier varie d’un lieu à un autre et c’est ce qui fait son charme.

🍁 S’acheter un bon vélo (pour les plus motivés) 

Les voies cyclables sont développées malgré les collines, et il ne neige (presque) pas. Vancouver est donc idéale pour faire du vélo au Canada. Il faut bien sûr faire attention aux voitures, et porter un casque (c’est la loi). Un abonnement de transports en commun pour la ville de Vancouver (zone 1) est d’environ 93$ par mois. Dépenser entre 300$ et 400$ pour un vélo d’occasion de qualité sera ainsi intéressant, d’autant qu’on reprendra facilement 200$ (ou plus) à  la revente. L’idéal est le vélo de route pour se ménager et enfiler les collines de la ville comme un pro.

🍁 Comprendre que Vancouver = passion outdoor

Vancouver c’est une histoire de kayaks sur le toit des voitures, de navettes pour les stations de ski, de parcs provinciaux multiples, d’îles, et de randos mythiques. Ici l’outdoor c’est la vie, le fuel des habitants. Pas de demi-mesure. Achetez-vous un kayak gonflable à 100$ sur Amazon, prenez une carte membre au dans un club de voile, réservez un pass de ski et/ou inscrivez-vous sur les groupes de randos Facebook. Vous rencontrerez du monde et trouverez des idées pour passer de bons weekends. Mais la scène artistique est tout de même plus limitée, et les fêtes de quartiers, ainsi que les festivals sont un peu boring. Une fois qu’on est prévenus tout va bien 😉

🍁 Prendre sa carte de BC resident

A partir du moment où l’on a une adresse et un numéro d’assuré social on peut le faire. C’est super utile. Cette carte donne accès à des réduction sur des pass et certaines entrées d’attractions. Exemple : Capilano suspension Bridge est très cher, 30$ l’entrée, mais si on a sa carte de résident, à la première entrée de l’année, on se fait faire un pass et on peut revenir quand on veut gratuitement. Le pass est donc tout simplement la valeur d’une entrée. Sympa, non ? Ceci n’est qu’un exemple. Il y a d’autres avantages. Et enfin cette carte a valeur de pièce d’identité ce qui est plutôt pratique afin d’éviter de se balader avec son passeport partout. Plus d’infos ici pour la BC resident card.

Cet article a 1 commentaire

  1. Merci pour cet article ! Je n’ai pas de coup de coeur pour de Vancouver mais elle est en tête de mes futures candidatures proches pour des raisons personnelles. C’est rassurant de savoir que d’autres n’étaient pas conquis au 1er regard mais ont fini par l’apprécier.

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