Il y eu des hésitations, moults simulations d’itinéraires sur Google Maps, l’emprunt d’une carte des Etats-Unis à une copine, puis la location d’une voiture. Voiture dans laquelle nous voulions pouvoir être à l’aise et dormir. Nous avons enfin décidé que nous ferions road trip en forme de boucle. Une boucle des grands parcs de l’ouest canadien et américain. Objectif paysages grandioses !

Voici notre organisation et notre bilan. 

Nos meilleures amies en road trip : les cartes

Les routes en Amérique du nord comme en Nouvelle-Zélande ne sont pas nombreuses et plutôt larges. L’Europe a un réseau routier très dense et un GPS est appréciable pour traverser des grandes villes. Ici c’est simplissime et tout est toujours indiqué par rapport aux points cardinaux. Facile ! Il y a l’option GPS en location de voiture bien sûr mais nous n’avons pas pris la peine de la prendre. Nous avions une carte de Colombie Britannique et d’une partie de l’Alberta pour le côté canadien. Elle nous a été fournie avec la location de la voiture. Puis une amie m’a prêté sa carte des USA. Les cartes sont un terrain de jeu sans limite : évaluer et calculer les distances, imaginer les routes et les paysages que l’on pourrait voir, penser aux villes ou villages où l’on pourrait s’arrêter. Ou encore relier les parcs nationaux entre eux, et jouer avec ses rêves de voyages.

Notre monture de road trip : la voiture de location 5 places type SUV 

Le SUV en Amérique du nord c’est typiquement la voiture citadine haute et large de 5 places. Nous l’avons prise avec des pneus hiver et un grand coffre. Nous voulions pouvoir dormir dedans, et éventuellement pic-niquer ou étaler des affaires. Puisque nous avions décidé de voyager en automne nous savions que le froid et l’humidité seraient de temps à autre de la partie. Il nous fallait donc un abri temporaire en plus d’un véhicule. 

Nous n’avons pas pris de tente en revanche, mais un matelas gonflable qui n’a pas fait long feu, ainsi que des duvets. Quelques conseils voyages :

  • Prévoir son véhicule selon la saison et son degré de confort désiré. Notre voyage s’est déroulé en automne, nous avions donc opté pour un certain confort. L’été se serait peut-être prêté à l’achat d’une tente combinée à la location d’une voiture plus petite … Une petite citadine peut être une option mais attention aux routes des parcs nationaux. Et quand bien même l’essence n’est pas chère en Amérique du nord, ces voitures consomment énormément.
  • Dormir dans sa voiture : je ne connais pas toutes les règles pour le Canada et les USA. Mais je sais que l’on peut dormir sur les parkings de Wallmart (grandes surfaces américaines), c’est autorisé. Anti-glamour et anti-Instagram à souhait ! Mais légal 🙂 J’ai remarqué qu’en campagne on peut dormir un peu n’importe ou surtout en voiture. Un gros van attire un peu plus l’attention en revanche. Et en basse saison, dans certains grands parcs comme à Yellowstone nous avons remarqué que ça ne dérangeait personne de passer la nuit dans son véhicule.
  • Ne pas rouler trop longtemps. L’Amérique est immense ! En tant qu’européen on peut vite se faire avoir. Nous avons décidé de fixer la limite à 6h de route par jour.  Et de ne pas rouler plus de 2 jours de jours d’affilés 6h. Par exemple nous avons fait 2 jours de route entre Banff et Yellowstone. Puis nous sommes restées plusieurs jours dans Yellowstone avant de repartir. En Utah, d’un parc à notre hébergement nous n’avions jamais plus de 2h de route chaque jour.
  • Emprunter de belles routes : quitte à rouler, autant voir de beaux paysages ! De nouveau en Utah les route 12 et 24  furent superbes.

Dormir et recharger ses batteries

Nous avons alterné entre plusieurs type d’hébergements:

  • Les auberges de jeunesse : peu chères et sympas pour cuisiner.
  • Les motels ou cabines : abordables en basse saison et très confortables, mais parfois inintéressants.
  • La voiture : fraîche et humide tout simplement – No comment.

Nous avons repéré des adresses dans des guides, comparé des prix sur le net pour choisir, et nous appelions ou réservions en ligne la veille pour le lendemain la plupart du temps. Cela nous a laissé pas mal de flexibilité. Encore une fois vive la basse saison ! 

Voici les budgets:

  • Auberges de jeunesse: entre CA$25 et CA$40 la nuit selon les lieux. Mais nous avons aussi eu beaucoup de nuits gratuites grâce à mon emploi chez Hostelling International.
  • Les motels ou cabines : nous ne voulions pas dépasser les US$100 par nuit. Objectif atteint avec des nuits entre  US$65 et  US$75 sauf une fois mais nous avons eu un bon pour un copieux petit déjeuner donc ça valait la peine.
  • La voiture : bon ce fut un petit échec mais pas grave on a tenté et on a survécu à l’humidité 🙂 Je vous retrouve plus bas pour le prix de la location.
  • Les autres options sont : airbn’b que nous n’avons pas encore exploré. Le couchsurfing que nous avions mis de côté car c’est plutôt un hébergement urbain, et nous ne sommes pas restées longtemps en ville. En plus de cela il faut engager pas mal de communication en avance ce qui demande une connexion Internet régulière qui ne nous était pas possible. Enfin, il faisait un peu trop frais pour le camping.

Pour faire la popote nous avions un réchaud de camping qui a été un très bon compagnon de route. On a cuisiné des pâtes, réchauffé des soupes et concocté quelques autres petits plats basiques. Nous avons cuisiné sur des balcons de chambres de motels, ou dehors, vers des tables de pic-nique. Nous avons aussi été très heureuses d’utiliser les micro-ondes des motels. Nous avons aussi mangé dehors : il y a eu moults tests de restaurants, diners (restos typiquement américains), et cafés.  En journée nous nous faisons des pic-niques. Notre budget lorsque l’on mangeait dehors était de US$13 à US$20 par repas ce qui est raisonnable, mais pas gastronomique. On a pu se permettre de manger des petits plats sympas en soirée car les petits déj’ ne nous coûtaient pas chers ou inclus dans le prix de l’hébgerment. Notre grand défi fut la viande : le jambon en pic-nique aux USA beurk beurk ! La viande ce n’est clairement pas leur fort.

Enfin pour profiter chaque jour nous nous sommes couchées tôt et levées tôt. Nous voulions profiter des matinées calmes, des couleurs du lever de soleil, et avoir de longues nuits de sommeil. C’est idéal pour ne pas fatiguer en cours de route. Un bon sommeil c’est aussi la clé d’un bon voyage !

Le budget et autres petits chiffres du road trip

Pour vous donner une idée de notre voyage, en 1 mois nous avons :

  • Parcouru 8 000 kilomètres.
  • Dépensé environ CA$1300 chacune. Petite info : la location de voiture type SUV avec assurance et km illimités nous a coûté CAD$450 chacune pour 1 mois. En automne on trouve de très bons deals !
  • Vu moults wapitis, 3 caribous, 1 carcajou, pleins de cerfs et de biche, ainsi que 3 mouflons … et un tas de bisons ! Mais pas d’ours 🙁
  • Subi 1 jour entier de pluie et de tempête à moitié neigeuse. Ce qui est plutôt positif pour un voyage d’automne !
  • Visité 3 parcs nationaux canadiens pour environ CAD$80 (c’est le coût du pass annuel).
  • Visité 8 parcs nationaux américains avec notre pass America the Beautiful (oh yeaaaah). Il a coûté à US$80 pour une entrée illimitée dans tous les pars nationaux des Etats-Unis durant 1 an. A savoir que chaque entrée individuelle dans un parc coûte entre US$20 et US$30. 
  • Traversé 2 provinces canadiennes enneigées et en proie à une migration intensive de sa faune vers le sud. Le spectacle en valait la peine !
  • Traversé 7 états américains : du mid-west aux ranchs et aux pick-ups impressionnants aux paysages de montagnes et forêts denses du nord ouest, en passant par le désert, le bush et des villes aux tonalités hispanophones.
  • Visité 3 villes : Banff, petite et montagnarde, Salt Lake city, grande et religieuse, Portland excentrique.

De la paperasse, des idées et des astuces

Nous avons utilisé :

Nous avons fait attention à entrer en règle dans chaque pays. En arrivant au Canada par avion ma sœur a fait validé une demande d’AVE, quand à moi j’avais mon visa vacances travail. 

Nous sommes arrivées aux USA par la route donc nous avons rempli un papier vert à la frontière et payé US$6 chacune. Sinon en arrivant en avion ou en bateau il faut faire une demande d’ESTA au préalable. Lorsque l’on passe ces frontières il faut s’attendre à donner des détails sur ce que l’on va faire. Nous avions à chaque fois une adresse pour dormir, ou expliquions nos intentions de voyage.

Enfin j’avais pris une assurance voyage premier prix histoire d’être tranquille sans trop dépenser. Le système médical américain n’est pas généreux et je voulais partir la conscience tranquille.

Et dernière chose : nous avons profité !!!!

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