Aujourd’hui je vous propose un billet plus léger, parenthèse hors Covid-19.

Pour avoir enclanché la recherche d’emploi plusieurs fois, et effectué des formations, j’ai trouvé ça drôle qu’au Canada on pratique les tests de personnalité et les assessments (évaluations). Le développement personnel, la compréhension de qui sont les gens et la volonté de les tester sur des cas pratiques est très répandue. Puis ces tests fournissent souvent des résultats avec des explications argumentées.

Voici un petit tour d’horizon de mes tests canadiens.

True Colors : mon premier test au Canada pour le management

Le premier test de personnalité que j’ai fait c’était en formation, lors de ma 2ème semaine de travail au Canada, et il s’appelait True Colors. Vous le retrouverez sur le net. L’objectif pour nos RH était de savoir quel type de management on pouvait avoir. Il y avait 4 couleurs représentant 4 types de personnalités :

  • Les bleus sont des émotionnels connectés au humains.
  • Les golds sont de loyaux gardiens de l’ordre et de l’organisation.
  • les oranges bousculent avec leur impulsion, leur créativité et leur prise de risques.
  • les verts sont des penseurs, ils analysent tout, et se préparent avant d’agir.

D’après mes réponses j’étais d’un vert profondément intense, puis un peu bleu et gold, avec très peu de orange. Alors que nous avions trouvé notre couleur mais que nous ne connaissions pas leur signification, je me suis dit que je devais être encore une fois dans la catégorie des weirdos, des gens qui ont un pèt’ au casque … Puisque nous étions si peu dans le groupe des verts : 3 sur 20 participants. Au final je trouve que ça me convient bien !

Nous avions ensuite eu des ateliers, des simulations, des jeux pour appréhender le management de manière globale. On a bossé sur la formation et les différents types de travailleurs, le recrutement, la législation canadienne, la discipline et même le licenciement ! J’étais très impressionnée car je n’avais jamais eu une formation aussi pragmatique et réaliste en termes de management.

Après cette première approche j’ai fait le test Zero Risk alors que je candidatais en interne pour un nouveau poste. Je me suis retrouvée avec des forces et faiblesses très marquées, et un résultat avec un profile unique (soupirs et tremblements de nouveau). Peut-être parce que j’avais fait de longues études donc je comprenais beaucoup de choses, mais j’avais peu d’expérience sur le terrain. Je suppose que mon profil était un peu unbalanced (= manquait d’équilibre). A propos de Zero Risk je me souviens de 2 choses en particulier : je me fichais bien des titres et des réputations. Ce que je voulais savoir c’est ce que les gens pouvaient réellement apporter. Puis, il était aussi écrit, entre autres, je pouvais un peu me victimiser si tout tournait mal (typical french?).

Oh my god, j’avais trouvé ces deux affirmations tellement vraies !

En ce qui concerne la victimisation j’ai complètement changé ces 3 dernières années. J’admets quand je me plante maintenant, c’est plus simple et je peux passer à autre chose, et ne rien ruminer. Mais en ce qui concerne les beaux noms, et les réputations c’est du 100% moi encore en 2020 !

Nous avions beaucoup discuté de ces tests avec ma toute première manager canadienne. Et notre conclusion commune était qu’ils reflétaient notre personnalité à un instant T. Seulement si on ne se mentait pas à nous même (de manière consciente ou inconsciente). Mais nous considerions que nous étions en constante évolution. Et nous ne voulions pas nous identifier à ces résultats pour le restant de nos jours. Je pense que si je refaisais le test True Colors maintenant ce serait différent. J’aurais pris en gold, perdu en bleu, tout en étant encore bien verte. L’orange j’ai du mal au travail, c’est un peu too much. Mais dans ma vie perso je l’accueille volontier 😉

Je me souviens que je trouvais tout cela passionnant car les seuls tests jamais effectués auparavant étaient des trucs un peu bidons. Soit dans des magazines ciné : quel personnage de film es-tu ? Soit dans des magazines féminins : quelle amie es-tu ? Bonjour la psychologie de comptoir (mais c’était drôle) !

Les tests pour le plaisir : MBTI et Créativité

J’ai ainsi commencé à être prise de passion pour le développement personnel à mon arrivée au Canada. Je me suis alors tournée vers certaines lectures et podcasts. Et je me suis même posée la questions de me faire suivre par une coach de vie. Une idée vite abandonnée au final.

J’ai effectué pas mal de tests de personnalité avec mon British de Boyfriend, juste pour le fun. Nous avons donc disserté à propos de notre psychologie un certain nombre de soirs d’hiver…!

Le MBTI : Myers Briggs Type Indicator Test, le plus répandu et reconnu

Le MBTI est le test star du monde anglo-saxon, un peu comme le PAPI pour les RH français. Il est très développé car il identifie 16 types de personnalités avec des variations. Je l’ai fait plusieurs fois et je me retrouve toujours entre ENFJ (protagoniste) et ENFP (inspirateur). Je me sens aussi un peu entre 2 en ce qui concerne l’extraversion et l’introversion. En gros les extravertis ont besoin de se ressourcer avec des gens et les introvertis se sentent mieux en se ressourçant seuls ou tendent à apprécier la solutide. Les ENFJ sont des genres de leaders empathiques. Et les ENFP sont, eux, de grands curieux tournés vers l’expérimentation et la prise de risque, plus que le leadership. Je ne prends pas tout au sérieux mais le MBTI est mon test chouchou.

My creative type, le test de créativité d’Adobe

The innovator on the Adobe personnality test
La tête de l’innovateur selon Adobe

Adobe, gourou de la création visuelle sur ordinateur, vient ici nous proposer un test sur notre créativité. On se retrouve avec 8 profils différents, et je suis l’innovateur.

J’ai des idées, une vision, j’aime prendre des risques pour faire avancer les choses. Et j’adore voir mes/des idées se réaliser (c’est même écrit éclairer le futur dans la description, youhou !). Mais je ne prends pas assez de plaisir, et de temps dans le process : dans le bazar qu’est de réellement de mettre en route la machine à créer. J’ai tendance à vouloir un résultat tout de suite.

C’est vrai que j’ai un un côté “je veux du résultat” et je veux “binge-travailler” quand je viens de finir un plan dans ma tête. Dès qu’il faut que je mette les mains et le cerveau dans le cambouis je peux avoir du mal à apprécier le processus du projet en soi. Je veux le terminer rapidement. C’est une chose sur laquelle j’avais mis le doigt déjà et je travaille dessus de mieux en mieux. Je me fais beaucoup plus plaisir maintenant en commençant des projets brouillons avec des plans déjà définis (peut-être trop définis ?).

Les assessments lors des entretiens d’embauche

J’ai fait des assessments lors de presque tous mes entretiens d’embauche, et/ou des tests de personnalité.

Je ne me souviens pas d’en avoir fait en France. Peut-être que c’est parce que je ne suis pas dans un secteur nécessitant des techniques spécifiques applicables sur logiciel … Je connais des archis à qui on a demandé de tester des logiciels. Et il me semble que beaucoup de web designer ont tendance à avoir des entretiens plus techniques aussi. Mais ça n’a jamais été mon cas.

Au Canada lors de mes entretiens j’ai créé un voyage sur mesure pour une agence de voyage, répondu à des questionnaires divers et variés sur mes valeurs, mes connaissances et ma façon de travailler en équipe. J’ai aussi rempli une simulation de fiche de paie (oui oui), écrit des mini-rédactions sur des questions du type “selon toi, comment les RH peuvent connecter dans une entreprise”. J’ai passé plusieurs types de tests de personnalités dont Capfinity avec les Strengths Profiles, que je n’avais pas cité plus haut, et d’autres dont je ne me souviens pas le nom.

Grandir avec le développement personnel et se voir sous un angle différent

Je crois que ces mini-épreuves sont des outils intéressants pour tester de différentes manières un candidat et essayer d’apprendre à mieux le connaître. Puis j’aime être challengée comme ça. Je me dit que j’ai 2 fois plus de chances de convaincre un employeur, si mon entretien oral n’est pas si wahou que ça.

Enfin, les tests de personnalités m’ont aussi aidé en partie à me trouver des points positif, me présenter avec un certain vocabulaire, et à combattre mon syndrôme de l’imposteur que je me traînais depuis la fin des études.

Ça fait longtemps que je n’ai pas travaillé en France, et en Europe, et du coup : est-ce que vous avez aussi ce genre de tests ou d’évaluations ? Ou est-ce que cela vient après votre embauche, en interne ? Et comment est-ce considéré ? Comme un outil ludique ou plutôt sérieux ?

Et si vous faites ces tests n’hésitez pas à mettre quel type MBTI vous avez ou quel créateur vous êtes 😉 D’ailleurs en temps qu’innovateur, mon partenaire de choix créatif est le “maker” 😉

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