Travailler au Canada avec un niveau d’anglais moyen, c’est possible !

Au Canada,je remarque que certains français se tournent vers le Québec sur le marché de l’emploi par peur de l’anglais.

Ce vous ne savez pas forcément, c’est qu’en province anglophone on peut débarquer avec un anglais bien moyen et trouver tout de même du travail.

Et puisque nous, français avons maintenant 2 ans de PVT au Canada, prendre des risques ou essayer des choses différentes de notre routine vaut le détour 😉

Travailler en milieu anglophone : les difficultés du début

En choisissant le Canada anglophone tout est un peu plus difficile et tout demande un peu plus d’effort. Mais je trouve que ça vaut la peine 🙂

Lors de ma première expérience anglophone in real life, je me souviens de soirs où je finissais sur les rotules. Je cumulais de gros efforts de concentration pour la compréhension orale, l’apprentissage du nouveau vocabulaire, et de mon poste (gestion de la caisse, du téléphone, formation bar/café …). En plus de cela j’ai dû me réhabituer à bosser debout toute la journée. Je rentrais alors clamsée, je faisais une soupe ou un grilled cheese et hop, au lit. Puis, petit à petit tout est devenu plus naturel et instinctif, et la fatigue est passée … L’anglais m’est apparu alors plus naturel et la confiance en moi a grimpé en flèche.

Comment trouver un travail en anglais avec un niveau moyen au Canada ? Et Comment prendre ce risque ?

Evaluer son niveau : débutant ou intermédiaire ?

En évaluant votre niveau vous pourrez savoir d’où vous partez et ce que vous pouvez faire pour vous améliorer. Est-ce que vous pouvez vous présenter et écrire votre CV (en le faisant vérifier juste au cas où) ? Si oui dans ce cas partez du Québec, évadez-vous et vous verrez vous risquerez de vous plaire 🙂

Dans un premier temps, si vous êtes débutants, commencez par la case voyage et cours. Puis, faites-vous aider pour votre CV. Au début vous trouverez des emplois facilement sans qualification avant de postuler pour un emploi plus qualifié, ou vous correspondant un peu plus.

Prendre des cours d’anglais avant un premier emploi au Canada

Sur place, ou avant de partir les cours aident toujours (les 2 c’est même peut-être mieux). Renseignez-vous sur les cours possibles et sur les forums de voyageurs.

Je trouve que prendre des cours au Canada c’est bien utile car on peut se sociabiliser avec des étudiants, et sans emploi, c’est parfait pour s’intégrer et rencontrer du monde.

Vive les amis internationaux avec qui on part explorer la région avec notre niveau anglais-bidon, sans jugement aucun !

Toutes les villes canadiennes offrent des cours d’anglais, à l’université ou dans des centres éducatifs. Les étudiants étrangers sont légions au Canada alors vous ne manquerez pas de choix.

Ce qui fonctionne pour moi en termes de cours : suivre des leçons en mode marathon (des cours presque tous les jours durant 1 mois ou 2), combinés avec une écoute de podcasts et/ou du visionnage régulier de séries TV que je connais bien. Lors de mon échange étudiant en Espagne, j’avais pris 60h de cours d’espagnol réparties sur 6 semaines à raison de 2h/jours, 5j/semaine. Mon niveau avait augmenté super rapidement.

Travailler en anglais : un emploi non qualifié

Au Canada anglophone on trouve facilement du boulot en jardinage/paysagisme, dans la construction, au ménage, à la plonge ou en maintenance. Vous remarquerez que ces emplois peuvent être occupés par des immigrés ne parlant pas très bien anglais. Puis on peut toujours changer d’emploi au bout de quelques mois. Ce type de boulot sera un point départ assez facile pour améliorer son anglais.

Il faut aussi savoir que ces emplois ne sont pas trop mal payés, car tout ce qui est manuel n’est dévalorisé. L’effort physique est apprécié et récompensé au Canada.

Travailler en anglais : le cas du service client

Ici il y a beaucoup de call centers et d’emplois en service à la clientèle. Ici le service client n’est pas délocalisé, mais valorisé. Il est considéré comme un point d’entrée dans une entreprise pour évoluer ensuite. Il est un pilier dans les entreprises tout comme le marketing (alors qu’en compta, personne ne semble être à quelques dollars près).

Les recruteurs recherchent des francophones un peu partout puisque le pays est officiellement bilingue. Les entreprises doivent ainsi assurer un service client dans les 2 langues. Vous serez donc facilement recrutés dans les provinces anglophones.

Et vous pourrez petit à petit basculer du côté anglophone du service, même avec un anglais moyen. Pourquoi ? Parce que les canadiens sont moins regardants sur les accents étrangers, sur les fautes, tant que l’on se fait comprendre et que nos phrases sont construites. Et en service client on tourne un peu en rond parfois niveau vocabulaire et expressions de politesses. Ainsi, on apprend rapidement.

J’ai moi-même embauché des belges, espagnols et français en réception avec niveau d’anglais moyen. Ils avaient la volonté d’apprendre et d’intégrer une équipe anglophone. En quelques semaines ils étaient comme des poissons dans l’eau. Puis, un logiciel de réservation avec des process un peu rigides ça rassure, tout comme un accès à Google Traduction 😉

Un job qui permet de progresser en anglais c’est toujours un beau challenge. En 2 ans de PVT au Canada on peut naviguer entre plusieurs boulots, provinces, climats et paysages ! Ça nous permet de voir et faire des choses tellement variées ! Quitte à opter pour le Canada francophone ensuite.

Puis, sachez que le Québec vient de restreindre encore les droits à la résidence permanente en demandant 3 ans d’expérience qualifiée pour les candidats ayant une expérience locale. En revanche, au Canada anglophone 1 an d’emploi qualifié est requis en local, en anglais ou pas, pour demander sa résidence permanente. { si on passe par le système de l’Entrée Express – Expérience canadienne ou travailleur qualifié }

Autre chose ; ici tout est flexible niveau embauches/démissions, et on cumule facilement 2 emplois. On peut commencer un emploi à mi-temps et combiner cela à des cours d’anglais. Puis on peut enchaîner sur un deuxième emploi ou partir pour un poste à plein temps.

Voyager, faire du bénévolat et pratiquer des activités de loisir

Inscrivez-vous à des meet-ups, sur des groupes facebook, en salle de gym, au yoga, etc … Vous rencontrerez du monde et échangerez en anglais. Les loisirs ça compte mine de rien 😉

Le voyage et le bénévolat (événements, wwoofing, auberges de jeunesse …) aident aussi à se sentir à l’aise en anglais.

Ma conclusion est simple : dédramatisons l’anglais au travail au Canada, et admettons que trouver un emploi dans notre domaine de prédilection peut prendre un peu de temps.

En France on a souvent besoin d’être parfaits pour se dire experts dans un domaine alors qu’ici tout le monde tente sa chance même avec un niveau moyen. Ce qui compte au Canada c’est la connexion avec les employeurs, l’envie de s’investir et d’apprendre.

Sans promettre la lune, je crois que travailler en anglais au Canada est tout à fait possible même sans être bilingue, à partir du moment où l’on en a envie et qu’on est prêt à faire des efforts.

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Perrine

Moi c'est Perrine, 30 ans, voyageuse et actuellement expatriée au Canada. J'ai la bougeotte depuis pas mal d'années, et après des études un peu partout en Europe, je me suis mise au PVT (permis vacances-travail) dans les pays anglo-saxons.

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