Histoires Expatriées : La Joie

La joie. Le nouveau thème ce mois-ci avec #HistoiresExpatriées. Je vous avais bien dit que ce serait différent cette année 😉 Au fait nos marraines sont Amélie et Laura du blog Ciccia & Cervia. Elles vivent à Turin en Italie.

Je me suis parfois demandée si en voyageant je fuyais. On me l’a aussi demandé ou même fait remarqué. Je me suis aussi posée la question si je partais pour ressentir plus de choses. Si je recherchais un genre d’état d’esprit de type émerveillement permanent. Je dirai oui pour certains départs et non pour d’autres. Après de nombreux questionnements je me sens aujourd’hui plus sereine face à ce que je ressens lorsque je pars vers de nouveaux horizons. Je ne me cache plus derrière de mauvaises raisons et j’assume volontiers mes ressentis et opinions, ainsi que mon apprentissage permanent de la vie.

Allers et retours étudiants

La joie : quand je sais que je pars en Espagne pour faire mon Erasmus en octobre 2009. Je profite d’un semestre bien sympa à Toulouse, ville rose, ville d’adoption. Puis je fais mon baluchon pour 6 mois de vents, de plages à grosses vagues, et de pinchos.

La joie, lorsque je sors du train à Valencia au printemps 2010 pour 1 semaine de vacances chez une copine qui fait son échange Erasmus là-bas. Confidences et légèreté avec sessions de cuisine intenses. Retrouver un bout de ma France, de ma ville, de mon quartier.

La joie, à mon retour en France après 9 mois en Espagne. Retrouver des repères et un rythme. A l’université, à la maison. La routine ce n’est pas si mal.

La joie, lorsque j’arrive à Copenhague en avril 2012 pour mon stage de fin d’études. Je n’ai aucune attente mais je suis envoûtée : le coucher de soleil sur les éoliennes off shore, les vélos, la gentillesse et la tranquillité des gens. J’ai été très bien accueillie par une coloc’ féorienne et une équipe de travail franco-danoise. Copenhague fut une superbe parenthèse au goût de pâtisseries à la cannelle et de soirées à vélo arrosées à la bière.

La joie de retourner à Toulouse pour soutenir mon mémoire, terminer mes études, revoir mes amis et clore le chapitre toulousain.

Errances en PVT

La joie d’arriver en Nouvelle-Zélande en mars 2014, alors que je ne savais pas trop où je mettais les pieds. Soleil, amabilité et détente. Choc culturel positif. Je ne pensais pas aussi que la campagne vallonnée puisse être si belle. Avant je ne jurais que par les paysages ayant beaucoup de relief ou des éléments déchainés. J’ai trouvé du charme là où je ne m’y attendais pas.

La joie, sur le ferry en partance l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, pour profiter de l’automne ensoleillé qui m’attendait. Quitter un travail qui ne me convenait plus. Et Parcourir cette île qui est un bijou !

La joie de rentrer en France, de retrouver un emploi qui fait sens, manger des fruits et légumes à un prix décent qui ont du goût ! Et profiter de mes proches.

La joie de repartir pour des aventures en train au Canada en février 2016 pour ce nouveau PVT. De rencontrer du monde et couper Internet. De trouver des bons plans logements de ne pas me soucier de grand chose, et d’apprendre au travail encore et encore. Puis de partir en voyage dans les parcs américains avec ma soeur. 2016 fut une année mémorable.

La joie de changer d’auberge de jeunesse pour travailler et reprendre un élan professionnel en 2018.

La joie de concrétiser de nouveaux projets pour 2020 et prendre plus de risques.

Je me rends compte que je peut être autant heureuse de revenir quelque part que de partir. Que les changements m’apportent du bonheur lorsque je prends les décisions en toute conscience et avec honnêteté. C’est OK de vouloir rentrer, d’être heureux dans son pays natal plutôt qu’à l’autre bout du monde et inversement. Avec tous les blogs, les injonctions à partir et tout quitter, je pense qu’on nage un peu dans l’extrême sur Internet. Partir n’a de sens que si le projet est réellement voulu. On a le droit d’aimer ou détester une destination, ou une expérience. Admettre que quelque chose n’est pas fait pour soi et bifurquer dans une autre direction rapidement. Tout cela est personnel et nos émotions nous aident à mieux nous comprendre (instant développement personnel bonjour!).

La joie fait partie de ces émotions indicatrices que j’accueille dans ma vie en voyage ou pas. Elle est une des composantes de ma boussole intérieure. Au final elle est le résultat émotionnel de mes décisions, mes actions combinées aux gens qui m’entourent. Et elle a un potentiel sacrément révélateur.

5 Replies to “Histoires Expatriées : La Joie”

  1. […] Catherine en Allemagne – Isabelle à Montréal– Morgane en Espagne– Perrine au Canada mais qui évoque la joie pour toutes ses […]

  2. Jolie image que de place la joie comme “boussole” 🙂 ça en fait des destinations dis donc !
    Effectivement, la joie de rentrer au pays n’est pas à négliger, elle permet de recharger les batteries et apprécier ce qu’on ne voyait plus 🙂

    1. J’ai aussi remarqué que j’aime mieux rentrer longtemps et non plus pour 1 semaine seulement. Donc je rentre moins mais “mieux” 🙂

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