Il fait moche de chez moche en ce moment au Canada: l’automne, boueux et gris est arrivé. Je ne vous fais pas de dessin ni de photo. A la place je vous propose un carnet de voyage que je voulais publier depuis des mois. Un peu de soleil nous fera du bien, pas vrai ?

En avril j‘ai étalé une serviette au bord de la piscine, mis de la crème solaire, lu des cartes, visité des vieilles pierres, pris des bateaux et reçu un shot de chaleur… Au Mexique ! Et plus précisément entre le Yucatán et Quintana Roo (Riviera Maya).

Atterrissage à Cancún, Mecque du tourisme de Masse au Yucatán.

Notre hôtel nous attendait à Playa del Carmen, blanc immaculé, ses pierres chauffées par le soleil. Rien de prétentieux, pas réellement une hacienda, ni un resort. Pas l’usine, mais pas minuscule. Des chambres mignonnettes avec des murs en pierres blanches, des bananiers dans la court intérieure, des mosaïques dans la salle de bain, un petit déj’ tout frais et une piscine avec un petit bar trop mimi. Ça nous a changé du bois, du gris et de la moquette. On a sorti les orteils et les gambettes !

La chaleur. Le repos. L’accueil bienveillant.

Au niveau linguistique, le plaisir de rouler des R me fait du bien. Une petite thérapie vocale. Les premiers jours je construis les phrases en espagnol dans ma tête avant de les exprimer, puis ça devient de plus en plus naturel. Je ne suis pas si rouillée au final. Je crois même que les langues latines me manquaient en fait. L’expressivité, la chaleur rugueuse et la convivialité de l’espagnol me reviennent peu à peu ¡ Me gusta !

Visuellement, les couleurs éclatent de partout. Elles m’apportent autant de joie que cette langue et ces voix. Qu’elle soient pétantes de fierté, ou blanches immaculées de tranquillité.

L’impression d’être en permanence dans l’œilleton d’un appareil photo argentique.

Carnet de bord du Yucatán

Nous essayons de découvrir la région, tantôt en tour organisé, tantôt en transports en communs. On hésite car tout est trèèèès touristique alors il vaut mieux se lever tôt et les sites ne sont pas toujours accessibles. Dilemme. Vite effacé par la beauté des ruines mayas, des plages et des cenotes, petits paradis bleutés dans le bush mexicain.

Je vous avoue que La Riviera Maya de Cancún à Tulum est une terre de tourisme qui ne m’a pas laissée indifférente. Il y a des hôtels grandiloquents aux façades de la taille du parvis de l’opéra de Paris, des ruines mayas nichées sur des rochers dominant des plages de sable blanc, des parcs d’attractions géants, et petites piscines naturelles dans la jungle. Je passe de l’émerveillement à l’agacement en 2 temps 3 mouvements et inversement. La région regorge de trésors et il est compréhensible que le tourisme se soit développé à ce point. Cependant je croyais naïvement qu’en dehors de Cancún et Playa del Carmen, les deux villes-stations-balnéaires, tout serait, presque, terra incognita. Parfois je prends mes rêves pour des réalités.

Carnet de bord, jour 1 : Isla Mujeres

Isla Mujeres (l’île des femmes), proche de Cancún ne fait que 8km de long et 2km de large. Alors nous avons fait chauffer les mollets et loué des vélos pour l’après-midi. Une petite route, de l’eau turquoise autour de nous, une ribambelle de petits hôtels, un côté déchiqueté par les rochers, et un village blanc aux boutiques de souvenirs et restaurants. Et voilà isla Mujeres ….

Ah oui et attendez, il y a une plage de sable blanc tout au nord pour nous rafraîchir après l’effort. Ma première plage des Caraïbes. Eau turquoise et sable plus blanc que blanc. La réalité est plus belle que la carte postale… Excepté que le village autour est très fréquenté. 

Pour un premier jour c’était très agréable de se balader sur cette île. Mais si vous avez un choix à faire durant votre voyage au Mexique, je la mettrais de côté car elle n’est pas si intéressante que ça lorsque l’on découvre le reste de la péninsule.

Carnet de bord, jours 2 & 3 : la découverte des colectivos 

Nous nous relaxons une journée puis nous décidons d’aller explorer les cenotes sur la route entre Playa del Carmen et Tulum. Mais surtout nous testons les colectivos. Ce sont les fameux transports en communs locaux. Les colectivos sont géniaux si on n’a pas de voiture ! Ces mini-vans vont de ville en ville via les grands axes routiers, et s’arrêtent en bord de route dès qu’on leur fait signe. Ils ont 2 ou 3 arrêts dans chaque ville. Entre Cancún et Tulum on peut les prendre et s’arrêter un peu n’importe où. Car il n’y a pas d’arrêts définis entre ces 3 villes mais tant que l’on indique au chauffeur où l’on va, il nous dépose. C’est parfait. 

Dedans on croise des voyageurs en tenue routarde ou en mini short de plage, des mexicains qui vont au travail, à l’école, etc. … Ces mini bus accueillent un mélange de toutes les populations locales et touristiques existantes sur la péninsule. Le chauffeur a une mémoire d’enfer et se souvient de la destination de chacun des passagers. C’est top !

Carnet de bord, jours 2 & 3 : les fameux cenotes

Nous avons utilisé les colectivos pour aller nous baigner dans les cenotes, qui se trouvent toujours en pleine  nature. Un cenote est un petit paradis dans la jungle : une piscine naturelle d’eau mi-salée, mi-douce, entourée de verdure, de rochers, avec un tas de petits poissons qui viennent nous pédicurer les pieds. 

Le Yucatán regorge de rivières souterraines. Elles forment un réseau de grottes remplies d’eau. Lorsque l’une d’entre elle a une ouverture à la surface de la terre cela donne une petite piscine naturelle. Aux cenotes nous croisons des plongeurs venus explorer les cavités et des touristes comme nous venus se baigner. 

Pour les plus populaires il vaut mieux arriver tôt le matin. Cenote Cristalino est notre première expérience en la matière. Nous le découvrons à son ouverture pour notre 3ème jour au Mexique. Et même s’il est touristique c’est certainement devenu notre préféré.

Cenote Cristallino

Carnet de bord, jour 4 : Chichen Itza et les mayas

Pour la suite de notre séjour nous décidons d’aller au centre de la péninsule. Après avoir (un peu trop) comparé les tours et agences nous avons pris un tour quelconque touristique pour aller découvrir l’une des merveilles du monde : Chichen Itza. Arrivés en fin de matinée sur le site nous nous échappons du groupe trop lent et trop pesant pour nous. On se balade entre les vestiges mayas et on s’amuse à prendre des photos avec différentes perspectives.

Les mayas s’avéraient être un peuple étonnant : ils étaient des bâtisseurs qui vendaient leurs savoirs faire en échange de nourriture et autres produits. Ils ne cultivaient pas et cela se voit : lorsque l’on traverse le Yucatán on ne n’aperçoit que du bush hors des villes. Certes, la côte est parsemée de ports de pêches (souvent transformés en stations balnéaires) mais il n’y a rien d’agricole sur la terre ferme. 

Les constructions mayas ont plus ou moins bien résisté face à l’invasion espagnole. Mais l’esprit du peuple très peu. On ne sait plus trop à quoi servaient les bâtiments que l’on visite. Il y a beaucoup de suppositions et d’approximations. Le peuple maya lui-même est actuellement une minorité très pauvre et ne survit presque que grâce aux souvenirs artisanaux fabriqués pour le tourisme.

Chichen Itza reste tout de même un superbe site agréable à visiter en prenant des petits chemins à l’ombre des arbres. Cependant les foules et les vendeurs à la sauvette viennent un peu gâcher la fête. 

Je vous conseille de venir à l’ouverture du site à 8h30 si vous le pouvez pour profiter du calme. Il faut aussi tenir compte du décalage horaire entre la Riviera Maya et le centre de la péninsule (1h). Il existe depuis 2015 et peut être perturbant au début. 

Carnet de bord, jour 4 : on termine avec Valladolid

Valladolid est ensuite notre étape pour le repas de midi. Ce village est très mignon, mais excepté déguster des spécialités locales il ne m’a pas semblé qu’il y ait grand chose à visiter. Le côté mignon de la chose a été aussi quelques peu détruit par le fait que ce village ait été construit sur et avec les pierres d’un site maya important. Site qui fut détruit par les conquisadors espagnols.

Nous nous baladons cependant dans de belles rues colorées et découvrons un cenote dans le village, préservé des constructions.

Carnet de bord, jour 5 au repos & 6 sur l’île de Cozumel 

Après un jour de farniente on décide de partir en fin de matinée pour Isla Cozumel. Nous réservons une séance de snorkelling et un scooter pour se balader sur l’île juste avant de monter sur le bateau. Partis un peu trop tard on n’ira malheureusement pas faire du scooter. Le snorkelling se passe bien avec un groupe et un guide super sympas. 

Durant le snorkelling nous croisons des poissons multicolores dans une mer sans trop de coraux, mais avec des ruines et objets anciens sous l’eau pour un décor d’aventurier rêvé ! Je ne fais pas de photo car je ne suis pas équipée pour mais nous passons un très bon moment (j’ai cependant préféré l’expérience snorkelling de la Thaïlande car c’était plus coloré). Le village du port de Cozumel ressemble à Playa del Carmen comme deux gouttes d’eau. Je ne lui trouve pas de charme particulier. C’est très touristique et ça gâche un peu l’arrivée sur l’île. Je regrette vraiment de ne pas avoir pu me balader plus loin. Je ne sais pas ce qu’elle a à offrir mais je crois que nous avons vu juste la facette touristique.

Carnet de bord, jour 7 : Cobà, mon site maya préféré

Le jour suivant nous partons pour Cobá. C’est un autre site maya avec pas moins de 17km de pistes cyclables dans le bush ! Là aussi il y a du monde, mais heureusement aucun vendeur à la sauvette, et des vélos ce qui facilite notre visite. Comme tous les sites il vaut mieux venir tôt pour visiter et pédaler le plus loin possible. Les 2 premiers kilomètres sont les plus fréquentés. J’ai adoré Cobá et je le recommande chaudement pour toux ceux qui organisent un voyage au Mexique. C’est un site facile et agréable à visiter.

Carnet de bord, jour 7 : Xel-Há, un parc d’attraction éco-responsable

Puis nous avons testé l’un des fameux parcs d’attraction de la Riviera Maya : Xel-Há. Il s’agit d’un parc aquatique où l’on nous prête une crème solaire écolo en arrivant, pour ne pas abîmer la lagune sur laquelle il a été implanté. Toutes les constructions sont légères et en bois local. Il n’y a pas de toboggan super big en plastique. Les aménagements sont organisés autour d’un environnement pas trop déformé. Le matériel prêté est récupéré à la fin : masques et tubas, bouées pour les petits. 

Honnêtement j’y suis allée avec mes préjugés sur le tourisme de parc à thème et j’ai été agréablement surprise. Pas de proposition de nourriture/objets/souvenirs se transformant en déchet (pailles, boissons, coupons plastifiés, peluches inutiles, …), donc pas ou peu de déchets. Il y a quelques restaurants types cantina où l’on mange et on se sert sur un buffet avec des couverts classiques (pas de plastique). C’est agréable pour se baigner le temps d’une journée, jouer sur un pont de singe, faire un parcours type accro-branche, sauter d’une mini falaise dans l’eau turquoise, et se reposer dans un hamac fait localement. Je n’y serai pas allée si mon copain ne m’y avait pas poussé mais je ne regrette pas.

Carnet de bord, jour 8 : Tulum et ses ruines

Je fantasmais Tulum. Je ne sais pas pourquoi. C’est un spot touristique bien hispter avec yoga, vélos, adresses végés et tutti quanti. La ville a une organisation bizarre et je suis contente que l’on ait pris un bus colectivo (nous avons cessé la folie des tours organisés après Chichen Itza). En arrivant à Tulum Nous sommes allés directement dans le coin des ruines. Le temps de prendre les billets et il y avait déjà la foule. Ce site maya est en plein soleil au bord de rochers escarpés donnant sur la mer des Caraïbes. C’est splendide mais aussi un peu oppressant car plus petit, donc nous sommes dans une foule plus compacte, et au bord de petites falaises. Nous avons pris 2h pour visiter le site et sommes allés nous rafraîchir en ville sur une terrasse ombragée. Jus de pastèque et tacos avec guacamole en pagaille au menu.. Tulum regorge de bonnes adresses. Nous, nous avons essayé entre autres Charlie’s qui est un super resto !

Carnet de bord, fin : nous filons sur isla Holbox

Puis, comme il nous restait 2 jours, nous avons sorti nos guides, réfléchi et décidé de partir pour l’île de Holbox en l’espace d’une demi heure. Il nous restait 2 jours. C’était la seule île à propos de laquelle j’avais entendu tant de bien, et pour laquelle il n’y avait jamais de tour organisé. Je me suis dit que ce devait être bien plus calme. Nous avons comparé les les moyens de transports, puis réservé un colectivo pour la soir-même ! La suite des aventure à Holbox est dans un nouvel article de blog, car ce fut un énorme coup de cœur. Cette île mérite bien un article à elle toute seule 🙂

Des idées pour organiser un voyage au Yucatán

Voyager au Yucatán : nous avons rayonné depuis Playa del Carmen pour découvrir la péninsule. Nous voulions nous reposer et ne pas être toujours sur la route, d’autant que nous n’avons pas loué de voiture. 

Ceci-dit le tour de la péninsule se fait très bien : Cancún, Playa del Carmen, Tulum, Bacalar, Campeche, Merida, Cancún (dans les 2 sens). Il y a environ 3h de route entre Playa del Carmen et Mérida d’un bout à l’autre de la péninsule. Ce n’est pas très large.

Préparer son voyage : avant de partir nous avons acheté un Lonely Planet. Je l’ai trouvé efficace pour les grands sites, mais pas pour les transports en communs et trop conciliant avec le tourisme de masse. Niveau blogs j’ai adoré les récits des BestJobers et de Un sac sur le dos

Une adresse sympa : le HM hotel à Playa del Carmen.

Quelques conseils voyages :

 

Se lever tôt pour visiter les sites mayas et éviter ainsi la foule.
 Emprunter les colectivos si on n’a pas de voiture au lieu de partir en tour organisé …
♥ Louer des vélos : en ville, sur les sites mayas. Il y a du choix !
 Partir se relaxer à Holbox !!!!eogr

Article suivantRead more articles

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.